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Le transfert des connaissances : un défi pour tous

Par Monique Lortie (UQÀM, Sciences biologiques), Cheikh Faye (Faculté d'administration, Université de Sherbrooke)

et Lise Desmarais (UQÀM, École des sciences de la gestion)


Nous évoluons dans une société de savoir et de connaissances multiples. La production, la distribution, l’échange et l’utilisation des connaissances en dépendent et suscitent présentement un grand intérêt et de multiples débats.

Face aux connaissances, chaque groupe a ses propres questionnements ou attentes. Par exemple, les décideurs cherchent à obtenir des connaissances utiles à leur prise de décision et à l'élaboration de politiques. Les organisations essaient de transformer les connaissances en sources d'avantages concurrentiels. Les organismes publics subventionnaires veulent des résultats de recherche et de connaissances applicables, innovantes et économiquement rentables. Les universités veulent tirer profit des retombées des connaissances mises au point par leurs chercheurs en termes de reconnaissance et de financement. Les usagers et les praticiens veulent des connaissances pertinentes à leur quotidien pour améliorer ou modifier des situations problématiques. Les chercheurs se demandent pourquoi tant de connaissances restent inutilisées ou se perdent. Quelle que soit la perspective, tous ces groupes soulèvent en fait la question de l'utilisation des connaissances, mais aussi de son utilité et de son utilisabilité.

Bien entendu, le monde de la santé-sécurité au travail (SST) n'échappe pas aux questionnements issus de la problématique du transfert des connaissances. Cependant, la SST , en tant que domaine de pratique, d'expertise et de recherche comporte deux particularités qui le distinguent des autres. Une première particularité est liée au fait que la prévention des risques professionnels passe par des actions de transformation des milieux où la dimension du comportement individuel ne constitue pas une clé majeure, comme en santé non occupationnelle. Le transfert de connaissances est lié à cet objectif. Deuxièmement , de par sa nature et son contexte, les chercheurs en SST ont l'habitude de côtoyer et d'échanger avec une large gamme d'interlocuteurs, tant institutionnels (CSST, ASP, entreprises, …) qu'individuels : décideurs (ex. gestionnaire, contremaître, médecin), concepteurs de produits et services (ex. designer, ingénieur, fabricant, informaticien), chercheurs, relayeurs (ex. consultant, intervenant), conseillers (ex. acheteur, ergonome, médecin), demandeurs (ex. service de RH-RT ou de SST), travailleurs. Enfin, les transferts/échanges se produisent à de multiples moments - lors de la définition des besoins, l'élaboration des connaissances, l'élaboration des stratégies ou modalités de transfert, durant le processus de transfert lui-même - et cela, sous de multiples formes.

Le Réseau de recherche en santé et sécurité au travail du Québec (RRSSTQ) a ainsi mis en place un regroupement stratégique en transfert de connaissances dont un des mandats est d'arriver à concilier et à représenter la diversité des intérêts en transfert de connaissances dans ce contexte multidisciplinaire où les paradigmes scientifiques sont variés. Mais, pour mieux s'y comprendre, il demeure toutefois essentiel, dans un premier temps, de démêler concepts et vocabulaires, car t out le monde en parle, mais tout le monde ne se comprend pas nécessairement.

Les expressions courantes

Six expressions dominent le paysage soit, tr ansfert, partage et échange, partage et utilisation, application, valorisation, et mobilisation auxquelles on peut ajouter le knowledge translation . Ces expressions réfèrent toutes au processus de transfert, mais selon des perspectives, des objectifs et des intérêts différents. Le contexte dans lequel seront développés les connaissances, le rôle des partenaires et le déplacement ou la circulation des connaissances entre les acteurs impliqués varient considérablement d'une expression à l'autre.

Nous avons retenu des définitions qui font consensus, qui sont souvent citées ou utilisées par des organismes de recherche majeurs. De plus, nous proposons un retour à l'origine des mots impliqués dans ce débat sur le transfert des connaissances.

1. Transfert de connaissances (TC)

La plupart des définitions situent le transfert en tant que mécanisme à travers lequel des connaissances scientifiques sont mises au point par les chercheurs et transmises aux utilisateurs. Ces connaissances sont un produit qu'il faut transformer, traduire en un langage accessible et en outils utilisables dans des situations réelles, et ce, à diverses fins : éclairer la prise de décision, changer des comportements individuels ou organisationnels, élaborer des politiques ou programmes, modifier des situations problématiques (1). Mais comme nous le verrons, les définitions varient selon la discipline concernée.

Prenons le domaine de la santé : l e TC y est compris comme un processus structuré consistant à utiliser les résultats probants de la recherche scientifique dans le but d'améliorer les effets de la pratique professionnelle  (2). C'est un processus continu d'échanges ponctués par des allers-retours entre deux communautés : les chercheurs et les usagers potentiels ( 3).

Par contre, en gestion , on cible le mécanisme de diffusion , d'appropriation et d'utilisation des nouvelles connaissances pouvant conduire à l'adoption de nouveaux comportements individuels et organisationnels  ( 4 ) . Alors qu'en sciences sociales et humaines , on comprend le TC comme étant : une approche systématique pour obtenir , rassembler et partager les connaissances tacites pour en faire des connaissances explicites . C'est ainsi un processus qui facilite le fait que des individus et/ou des organismes accèdent à des informations essentielles, jusqu'ici détenues par une seule personne ou un petit groupe de personnes, en vue de leur utilisation (5).

En éducation , on voit le TC comme un processus par lequel des connaissances construites dans un contexte particulier sont reprises dans un autre contexte , que ce soit pour construire de nouvelles connaissances, pour développer de nouvelles compétences ou pour accomplir de nouvelles tâches (6).

La plupart de ces définitions situent le transfert en tant que processus, soit les mécanismes à travers lesquels des connaissances scientifiques sont mises au point par les chercheurs et transmises aux utilisateurs. On y réfère aussi en tant que produit, ce qui implique leur transformation en un langage accessible et en outils utilisables dans des situations réelles, et ce, à diverses fins : éclairer la prise de décision, changer des comportements individuels ou organisationnels, élaborer des politiques ou programmes, modifier des situations problématiques, etc. (1).

Enfin, dans le monde du travail , on a en quelque sorte amalgamé les définitions de ces diverses disciplines pour en arriver à un concept où l e transfert est surtout associé à la mise en œuvre des connaissances ou des compétences pour régler une situation problématique (point de vue de la santé). Ces connaissances ou compétences sont généralement acquises à travers la formation (point de vue de l'éducation et de la gestion), qui est vue comme le principal mécanisme de transfert. On y reconnaît aussi volontiers la manière informelle avec laquelle s'opère le TC, en particulier à travers les réseaux sociaux de travail (point de vue des sciences sociales).

Descartes et le transfert

 

Au XII e siècle, Descartes choisissait, pour ne pas intimider son lecteur, d'intituler son texte le plus célèbre «discours» plutôt que «traité»; il le rédigea en français, plutôt qu'en latin, pour en permettre l'accès aux non spécialistes et pouvoir partager ainsi ses réflexions . Ce texte qui a eu une influence marquante sur la pensée scientifique a ainsi été écrit d'emblée dans une optique de transfert ou plutôt, de partage, car Descartes désirait avant tout partager sa réflexion. Mais comme il avait décidé de publier ce texte après sa mort (sommairement, pour avoir la paix), il n'en attendait aucun retour, et donc pas d'échanges. Dans le langage moderne, on parlerait d'un transfert linéaire unidirectionnel. Les retombées en furent immenses… à long terme.

 

2. Échange et partage des connaissances (EPC)

Le concept de transfert étant souvent compris comme unidirectionnel, l'expression échange et partage a été introduite pour souligner la nature bidirectionnelle des échanges entre chercheurs / producteurs de connaissances et utilisateurs, ainsi que l'existence de liens de collaboration entre deux parties, deux cultures, deux communautés.

Le Fonds canadien de recherche sur les services de santé (FCRSS) le définit comme un effort coopératif des chercheurs et des décideurs visant à résoudre des problèmes grâce à des activités de transfert et d'échange (7).

3. Partage et utilisation des connaissances (PUC)

Réalisant que l'accès aux connaissances ne garantit pas leur utilisation ou leur mise en œuvre effective, la notion d'utilisation a été introduite. L'utilisation des résultats de la recherche est définie comme le processus à travers lequel les connaissances tirées de la recherche sont effectivement mises en pratique (5) ou transformées en interventions (8). En gestion, le PUC est associé à la résolution de problèmes (4) .

Le transfert au Moyen Âge

 

Au Moyen Âge, les glossaires étaient constitués pour expliquer au lecteur des concepts ou des réalités pour lesquels il n'y avait pas de termes pour les nommer (p. ex. pour traduire les textes grecs). On en venait ainsi à proposer des termes, le plus souvent façonnés à partir du latin, pour traduire ces réalités. Au fil des éditions (manuscrits), le vocabulaire devenait d'usage courant et les glossaires, devenus inutiles, disparaissaient. Il s'agissait d'un authentique travail de transfert qui a mené à une utilisation/appropriation tout à fait réussie non pas des œuvres ainsi rendues accessibles (bien que ce soit grâce à ce travail qu'on lise encore Virgile, Homère et confrères… ou qu'on les écoute au théâtre) que de l'outil de transfert, soit le vocabulaire. En langage moderne de transfert, on parlerait de partage et d'utilisation. Cependant, il s'agissait alors de permettre l'accès à un savoir ancien – par exemple, celui des philosophes grecs - alors qu'aujourd'hui, il s'agit du transfert de connaissances nouvelles.

 

  4. Application des connaissances

C'est un concept englobant et vaste qui part de la création de nouvelles connaissances à leur application en passant par leur diffusion, leur échange, leur transfert, leur gestion et leur utilisation. Les Instituts de recherche en santé du Canada (2004) la définissent comme étant l'échange, la synthèse et l'application conforme à l'éthique des connaissances – dans un système complexe d'échanges entre chercheurs et utilisateurs (9).

5. Valorisation des connaissances

La valorisation vise à opérationnaliser les résultats de la recherche. Elle constitue une réponse à la nécessité de les rendre utiles, applicables, bénéfiques, voire rentables. C'est un processus […] qui consiste à ajouter de la valeur à des résultats de recherche, à des connaissances, à une invention ou à une technologie existante en vue de les transformer en des produits, des procédés, des services ou des technologies novateurs et économiquement rentables (6).

6. Mobilisation des connaissances

La notion de mobilisation déborde celle du } transfert ~ et va au-delà des termes } utiliser ~ ou } appliquer ~ car son objet est la transformation des connaissances. Cela s'opère à partir d'un certain nombre d'actions et d'opérations mentales complexes (adaptation, différenciation, intégration, combinaison, coordination) effectuées dans un contexte déterminé (11).

 

7. Knowledge translation (KT)

L'expression est utilisée dans des textes majeurs en anglais dans le domaine de la santé. Elle est définie comme the exchange, synthesis and ethically-sound application of knowledge – within a complex system of interactions among researchers and users - to accelerate the capture of the benefits of research for Canadians through improved health, more effective services and products, and a strengthened health care system (5). It is the process of putting research findings and the products of research into the hands of key audiences. KT is about using research K to inspire people to think and/or act differently (12).

 

Petits détours éthymologiques

 

Transférer. Le préfixe latin trans signifie de l'autre côté ou au-delà , et le verbe } ferre ~ , porter . Au sens étymologique du terme, } transférer ~ signifie porter de l'autre côté ou porter au-delà . Il peut s'agir de connaissances, de personnes, de biens, etc. Dans le domaine sportif, on transfère de club ou de poids tandis qu'en sciences juridiques, on transfère un bien ou un droit entre des personnes; en économie-gestion, on transfère des ressources (financières, humaines et matérielles) d'une rubrique à une autre, d'un secteur à un autre. En psychanalyse, le transfert est l'extension d'un état affectif d'une personne à une autre ou à un objet tandis qu'en éducation, le transfert réfère au déplacement des connaissances d'un contexte source d'apprentissage à un contexte d'utilisation.

 

Échange. Le mot origine du domaine économique (en référence à l'acte de troquer, de donner une chose en contrepartie d'une autre); par la suite, les juristes l'ont utilisé pour nommer la concession mutuelle de droits, puis, le monde social l'a adopté pour référer, par exemple, à la circulation d'informations établies de façon réciproque.

 

Utilisation. Il tire son origine du latin utilis , qui signifie qui sert, lui-même dérivé du verbe } uti ~ , signifiant rendre utile ou se servir de . Donc, à son origine, le terme } utilisation ~ s'appliquait à tout ce qui pouvait servir à quelque chose, à ce qui pouvait être avantageux. De nos jours, il réfère uniquement à la notion d'emploi, d'usage. Le terme anglais utilization a d'avantage conservé ce sens originel. Knowlegde utilization a un sens plus fort en anglais.

 

 

LE VOCABULAIRE ASSOCIÉ

Diffusion. L e terme vient du latin diffusio ou diffusium qui signifie action de répandre , lui-même tiré du verbe diffuser , c'est-à-dire répandre dans toutes les directions, ou propager une nouvelle, ou assurer la distribution dans le public d'un ouvrage de librairie. Il s'agit donc du processus par lequel les connaissances sont communiquées à travers certains canaux, sur une période de temps, parmi les membres d'un système social (4).

Dissémination. Disseminatio qui signifie action de répandre, vient du verbe disseminare , c'est-à-dire propager, répandre . C'est un processus planifié à travers lequel les informations et résultats relatifs à un programme ou à une initiative sont livrés aux acteurs clés (13).

Transmission. Tiré du verbe « transmittere » qui signifie envoyer de l'autre côté, faire passer au-delà, «remettre .

Translation / translater . Venant du terme latin translatio,-onis, il a d'abord été utilisé dans le sens de « traduction », jusqu'à ce que ce dernier le supplante. Mais il a conservé son usage en droit (dans le sens de transfert) et en sciences (déplacer une figure). L'anglais, a, au contraire, conservé translation  et to translate  dans son sens original avec un sens implicite de transfert. Translation est aussi définie comme rewording something in less technical terminology . C'est un terme de transfert important en anglais, qui n'a pas d'équivalent en français.

Utilisation   / utile. Cela s ignifie action, manière d'utiliser. Utiliser (surtout employé à partir du XIX e ) a d'abord eu le sens de « rendre utile » ( utilis : « qui sert », « avantageux »; uti  : « se servir de »). Le mot s'applique d'abord à ce qui sert à quelque chose, à ce qui peut être avantageux à quelqu'un, « servir à une cause précise ». Maintenant, le verbe a surtout le sens d'« employer » et est plus proche du verbe anglais to use que de to utilize . En anglais, utilization a conservé le sens original du terme français: To put to use, especially to find a profitable or practical use for .

Innovation. L'innovation consiste à apporter des changements dans un produit, dans un procédé, dans une organisation, dans une pratique, etc. Du point de vue du processus technique, on parle d'innovation technologique, c'est-à-dire les produits et procédés technologiquement nouveaux ainsi que les améliorations technologiques importantes de produits et de procédés qui ont été accomplis (14). Du point de vue social, l'innovation se définit comme toute nouvelle approche, pratique, ou intervention, ou encore, tout nouveau produit mis au point pour améliorer une situation ou solutionner un problème social et ayant trouvé preneur au niveau des institutions, des organisations, des communautés (15).

Guide sur le transfert de connaissances

 

La communauté en transfert de connaissances a préparé pour le réseau de recherche en santé et sécurité du travail un guide que vous pourrez trouver sur son site Web [ www.rrsstq.qc.ca/fra/default.asp ]. Le guide comporte trois parties :

1. Concepts, vocabulaire et domaines d'application.

2. Modèles théoriques relatifs au transfert et découpage du transfert.

3. Études sur le transfert.

 

Donnée probante. Tout élément qui permet d'établir un fait ou donne raison de croire quelque chose . Sur le plan purement scientifique, une donnée probante est une connaissance qui est explicite (c'est-à-dire codifiée et propositionnelle), systémique (qui utilise des méthodes transparentes et explicites de codification) et répétable (c'est-à-dire qu'en appliquant les mêmes méthodes aux mêmes échantillons, on obtiendra les mêmes résultats) (16).

Courtier en connaissances. Il s'agit de personnes qui facilitent la communication, l'accès à l'information et l'échange de connaissances parmi les membres d'un réseau (17). Les courtiers sont à l'affût des connaissances, ils synthétisent la recherche, ils tentent de trouver des pratiques modèles et autres exemples d'expériences (7) qu'ils essaient de promouvoir pour aboutir à leur application effective.

Agent de liaison. Il est en contact à la fois avec les chercheurs et les utilisateurs des connaissances. Il joue un rôle de facilitateur entre les chercheurs et les utilisateurs pour les amener à interagir et à rendre possible le transfert des connaissances. Le rôle d'agent de liaison peut revêtir un caractère formel (reconnu) ou informel. L'agent de liaison, dans le domaine de la santé et sécurité au travail, peut être aussi bien une personne physique qu'une institution.

Portier. Il est situé à la frontière de l'organisation et occupe une position clé dans le réseau de communication de sa compagnie et il est généralement membre d'associations professionnelles et sociétés scientifiques. Il peut exercer son rôle de façon formelle ou informelle et se charge de véhiculer, dans son milieu, les informations obtenues de l'extérieur. Cela fait de lui un relayeur important (4). Le comité de SST ou l'agent de prévention peut jouer ce rôle.

Lectures clés

  La pensée de nos organismes

  •  FCRSS (2003). La théorie et la pratique du courtage de connaissances dans le système de santé canadien. (7)

•  IRSC (2004). Stratégie liée à l'application des connaissances 2004- 2009. L 'innovation à l'œuvre. (9)

Un texte de synthèse sur le transfert en santé

  •  Graham I. D. et al. (2006). Lost in Knowledge Translation: Time for a Map? (5)

Quatre textes sur l'utilisation, quatre perspectives

  •  Landry, R., Amara, N., & Lamari, M. (2001). Utilization of social science research knowledge in Canada . Research Policy, 30, 333-349.

•  Beaudry Denis N., Régnier Louise et Gagné Sonia (2006). Chaînes de valorisation de résultats de la recherche universitaire recelant un potentiel d'utilisation par une entreprise ou par un autre milieu (10).

•  Lomas J. (2000). La diffusion et l'utilisation de la recherche. Isuma, Vol. 1 n o 1 pp 140-144.

•  Estabrooks C. A. et al. (2003). Individual determinants of research utilization: a systematic review (8).

  Références bibliographiques

•  Amara, N., Ouimet, M. and Landry, R. (2004). New Evidence on Instrumental, Conceptual, and Symbolic Utilization of University Research in Government Agencies. Science Communication, Vol. 26 No. 1, September 2004, 75-106.

•  Gupta, S., Sharma, S.L. and Dutta, K. (2006). Using Knowledge Mapping to Support Knowledge Management in Health Organizations.

•  Clark, G. and Kelly, L. (2005). New Directions for Knowledge Transfer and Knowledge Brokerage in Scotland . Research Findings No. 1/2005.

•  Roy, M., Guindon, J.-C., Fortier, L. (1995). Transfert de connaissances– revue de littérature et proposition d'un modèle. Études et recherches, IRSST, R-099, 53 p.

•  Graham, I. D. , Logan , J., Harrison , M.B., Straus, S.E., Tetroe J., Caswell R.N. and Robinson N. (2006). Lost in Knowledge Translation: Time for a Map? The Journal of Continuing Education in the Health Professions , Volume 26, pp. 13–24.

•  Presseau, A. (2000). Analyse de l'efficacité d'interventions sur le transfert des apprentissages en mathématiques. R evue des sciences de l'éducation, Vol. XXVI, n o 3, 2000, p. 515-544.

•  Fondation Canadienne de la Recherche sur les Services de Santé (2003). La théorie et la pratique du courtage de connaissances dans le système de santé canadien. Rapport. 49 p.

•  Estabrooks, C. A., Floyd, JA, O'Leary, KA., Gushta, M. (2003). Individual Determinants of Research Utilization: a Systematic Review. Journal of Advanced Nursing, Vol. 43 n o 5 pp 506–520.

•  Instituts de Recherche en Santé du Canada (2004). Stratégie liée à l'application des connaissances 2004- 2009. L 'innovation à l'œuvre.

•  Beaudry, D.N., Régnier, L. et Gagné, S. (2006). Chaînes de valorisation de résultats de la recherche universitaire recelant un potentiel d'utilisation par une entreprise ou par un autre milieu. Étude. Conseil de la science et de la technologie et de Valorisation-Recherche Québec, Québec, 93 p.

•  Perrenoud, P. (1999). Transférer ou mobiliser ses connaissances? D'une métaphore l'autre : implications sociologiques et pédagogiques. Texte remanié et complété d'une communication au colloque « Raisons éducatives sur les compétences». Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation, Université de Genève; mars 1999. 24 p. site Web : [www.unige.ch/fapse/SSE/teachers/perrenoud/php_main/php_1999/1999_28.rtf].

•  Lyons, R., Warner, G. (2005). Demystifying Knowledge Translation for Stroke researchers: a Primer on Theory and Praxis. A report prepared by the Atlantic Health Promotion Research Centre.

•  Commission Européenne (2005). Dissémination et valorisation des Résultats. Texte émis par la Direction générale Éducation et Culture, Direction Communication et culture, Unité C3. Document, 2 pages. [http://ec.europa.eu/dgs/education_culture/valorisation/index_en.html].

•  Commission européenne (1997). La mesure des activités scientifiques et technologiques, Manuel d'Oslo, 2 e édition.

•  Bouchard, C. et le Groupe de travail sur l'innovation sociale (1999). Contribution à une politique de l'immatériel. Recherche en sciences humaines et sociales et innovations sociales , Conseil québécois de la recherche sociale. Lomas, J., Culyer, T., McCutcheon, C., McAuley, L. et Law, S. (2005). Conceptualiser et regrouper les données probantes pour guider le système de santé. Rapport final. Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé.

•  Higgins, E. T. (2000). Making a Good Decision: Value from fit. American Psychologist, 55, 1217–1230.

Pour le lecteur intéressé, nous suggérons l'édition CEC 1996 (Anjou, Qc, collection Philosophies vivantes, 148 pp). «Le discours de la méthode. Pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences» y est annoté et commenté (Diane Brière) ou de surveiller le prochain passage du ‘loup bleu' du théâtre du sous-marin jaune et son «discours de la méthode… d'après Descartes».

Une lecture fascinante : La transmission des savoirs au Moyen- Âge et à la Renaissance . Presses universitaires de Franche-comté, dir. Pierre Nobel; 2003, 2 vol.