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| Cyberarticle |
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| La rage au volant Comme à tous les jours de la semaine, vous vous levez tôt, en pleine forme, et vous faites votre rituel matinal pour vous rendre au travail. Vous devez parcourir quelques kilomètres en voiture. Vous avez, encore une fois, pris soin de partir bien en avance sur votre temps pour éviter le retard au travail. Soudainement, alors que vous roulez normalement, c'est sans raison apparente qu'un individu vous coupe le chemin avec son gros char et s'immobilise net à l'avant de vous. Vous devez barrer les roues pour ne pas frapper cette automobile. Un individu en descend et vient vers vous visiblement en proie à une colère intense. Il vous invective de tous les défauts de la terre et commence à frapper sur votre voiture à grands coups de poing. Cette situation est arrivée récemment à quelqu'un de bien équilibré. Ça vous est peut-être déjà arrivé ou cela vous arrivera peut-être un jour. Connaissez-vous quelqu'un à qui c'est arrivé? AVANT TOUT, S'ANALYSER SOI-MÊME Comme je présume que cela peut m'arriver, je me prépare mentalement à
le confronter peu importe la raison de son geste. Mais, avant tout,
Holà! On se calme soi-même, on prend de grandes respirations et on
prend le temps d'analyser sa propre condition d'usager de la route. Qui
est à l'abri d'une toute petite action qui pourrait gêner, entraver,
dérouter ou encore frustrer un autre usager sans aucune intention
malveillante? Nul ne peut se garantir à l'abri de provoquer de la rage
au volant et ce, même à son insu. D'abord, soyez assuré que l'enragé aura peu de chances de vouloir s'attaquer à vous si vous êtes du type costaud, s'il ne peut pas vous apercevoir parce que vos vitres sont teintées, si vous avez décidé de faire du covoiturage avec 2 ou 3 autres personnes ou s'il se rend compte qu'il pourrait être désavantagé. Dans 90 % des cas, l'enragé aura pris quelques secondes pour voir celui ou celle qui l'a frustré. Dans toutes les situations de plainte ou de faits vécus rapportés, il s'y trouve un dénominateur commun: la fragilité de la future victime... ET SI CELA ARRIVE... L’agression verbale, l'intimidation avec un véhicule, l'agression physique sont tous ou en partie des occasions où vous aurez à agir sinon à réagir. Tous les individus ne se comportent pas de la même façon, selon leur état mental et physique. On ne peut présumer de rien. D'ailleurs, on ne sait rien de l'enragé. Peut-être vient-il tout juste d'être congédié de manière injuste, peut-être qu'un de ses proches repose sur un lit aux soins intensifs, peut-être vient-il de subir un geste grossier et malveillant de la part d'un autre automobiliste, peut-être est-il sous l'effet d'une drogue ou de l'alcool. Si vous tentez de connaître le pourquoi de son état dérangé, vous ne ferez généralement qu'empirer les choses. Il croira que vous avez agi en toute inconscience, ce qui fera accroître sa frustration. Si vous avez décidé de lire ce texte, c'est que vous êtes intéressé à mieux vous préparer pour contrer l'effet dérageant de la rage au volant. Il est impératif d'aborder le sujet sur à peu près tous les angles. Rien ne vaut une bonne préparation pour gagner en résultat Qui êtes-vous pour supposer que vous êtes un conducteur parfait? Donc, si vous supposez que vous pourriez vous commettre dans une action dérangeante pour un autre usager, attendez-vous à une réaction. Car, il s'y trouve autant de situations différentes, qu'il y a d'individus différents. Mettez votre orgueil de côté et avouez que vous avez fait une erreur et que ce n'est pas intentionnel. Il n'y a pas de mal à s'excuser, surtout si cela contribue à calmer l'enragé et à éviter une agression. Les procédures de désamorçage de la situation pourront ainsi se mettre en branle. Le mieux à faire consiste à maintenir une neutralité parfaite. N'allez pas vous confondre dans le «ce n'est pas de ma faute ». Gardez votre sang-froid, c'est-à-dire votre capacité à analyser ce qui se passe devant et autour de vous. Si vous devez vous excuser pour un geste que vous supposez être la raison de son état agressif, faites-le sans retenue. Il n'y a personne qui peut vous dicter votre conduite pas à pas. Réagissez au meilleur de votre condition dans l'état actuel où vous vous trouvez. Pour le reste, vous pourriez le mettre en garde contre une action de sa part qui pourrait le conduire devant les tribunaux. Il peut également s'avérer très efficace de noter le numéro d'immatriculation du véhicule de l'agresseur. Souvent, cela suffit à lui faire réaliser l'ampleur de ses actes ainsi que les conséquences qui peuvent en découler. De plus, cette mise en garde peut en elle-même le faire s'enrager davantage. Si c'est le cas, adoptez dès lors des mesures défensives pour protéger votre vie et vos biens. Dans la mesure où vous aurez constaté que l'individu ou les enragés voudront s'en prendre à votre personne ou à votre voiture, vous aurez besoin d'aide. L’usage d'un téléphone cellulaire peut être dissuasif, la prise du numéro de plaque du véhicule de l'enragé, peut dissuader ou empirer l'obligation de se soustraire à la justice. N'hésitez pas à demander de l'aide si vous le pouvez. Sinon, utilisez votre voiture comme bouclier et protégez-vous. Barrez les portes, mais gardez bien les yeux ouverts. S'il y a une porte permettant une fuite, sortez. En situation d'urgence, quand une personne a peur pour sa vie, elle peut prendre tous les moyens nécessaires pour se défendre. LES ASPECTS LÉGAUX La rage au volant, incluant les agressions physiques entre individus et les collisions entre les véhicules, constitue un comportement criminel qui va bien au-delà d'un manque de respect des usagers de la route (1). Toutes les actions susceptibles de mettre en péril la vie ou la propriété d'autrui sont punies par la loi. Ceux qui refusent ou négligent de porter secours aux victimes d'acte criminel sont également susceptibles d'être poursuivis.
La loi nous permet de prendre les moyens raisonnables pour se défendre, mais dans la réalité, les actions défensives ne sont pas toujours le gage de succès. Chaque geste d'attaque ou de défense comporte ses propres aléas. Il est dans votre intérêt de mettre les chances de votre coté. Idéalement, il faut éviter le conflit physique. On ne sait jamais à qui on a affaire. Bibliographie. QUELQUES CONSEILS DU CAA
PEUT-ON PRÉVOIR UN COMPORTEMENT AGRESSIF AU VOLANT ? |
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